L’intervention de Jean Pierre Cabassol sur l’évolution de la société et ses conséquences sur le monde scolaire et sur la fonction du Chef d’établissement a fait écho le mercredi 7 février 2011.
En deux décennies, la norme sociale a effectué une réelle évolution. Cette évolution a déclenché un déplacement de la norme sociale. Le quotidien s’organise aujourd’hui entre le travail et les loisirs. Le développement de l’activité professionnelle des femmes a questionné la place de l’homme et a dessiné une nouvelle organisation familiale. Désormais l’individuel prime sur le collectif, la structure tribale est préférée à la structure familiale. La société de consommation a laissé le pas à une société de consolation.
Ce déplacement de norme a forcément un impact sur le fonctionnement de nos établissements et sur la gestion du quotidien.
L’une des conséquences sur notre métier est le rapport à l’autorité. Certaines familles ne sont plus en mesure de remplir leur rôle essentiel de socialisation. L’école est désormais pour plus de la moitié des élèves le premier lieu de l’expérience sociale. Le rapport à l’autorité en est questionné. L’autorité n’est plus décrétée, l’autorité est aujourd’hui donnée par l’autre par reconnaissance d’une compétence.
Une problématique pour ne pas dire un défi se dessine pour nous les professionnels de l’enseignement dans notre rôle d’éducateur : comment nous adapter à ce nouveau rapport humain où l’individu prime sur le collectif ?
Une piste a été évoquée, redéfinir l’acte d’éduquer au travers deux valeurs humaines incontournables : l’altérité et la congruence.



